Plongez dans la photographie sous-marine !

Les pixels jouent du tuba

Enfant, nous avons tous vécu par procuration les aventures de la Calypso, le port du bonnet rouge n’ayant aucun secret pour nous. Plus tard, nous avons passé des heures dans la baignoire à nous chronométrer le nez bouché, après avoir vu le Grand Bleu. Pourquoi ? Les images de la faune et de la flore sous marines ont un indéniable pouvoir de fascination. Mise au point dans le grand bain.

Depuis quelques années, la plongée, même si elle reste un loisir cher, fait de plus en plus d’adeptes. Et dès que l’on a mis le nez sous l’eau, l’envie d’en ramener des clichés va crescendo. La photo sous-marine n’est pas non plus à la portée de toutes les bourses. Raison de plus pour ne pas faire n’importe quoi.

Avant de se jeter à l’eau, la question de votre niveau se pose. En effet, le poids et l’encombrement du matériel, même s’ils tendent à se réduire, influent sur l’aisance à se mouvoir. On ne vous demande pas d’être un Rambo en néoprène. Néanmoins, un  » niveau deux  » (classification française) ou  » avandced open water  » (classification internationale), soit une centaine de plongées à son actif, semble être le minimum requis.

Vous êtes près à vous mouiller, mais quelle est la fréquence de vos plongées ? Deux plongées par an pendant les vacances ne nécessitent peut-être pas d’investissement particulier. Envisagez le prêt si vos connaissances possèdent du matériel, la location ou faites vous la main à faible profondeur avec un jetable argentique étanche. Si votre pratique de la plongée devient régulière et l’envie de mitrailler murène, grand blanc et autre banc de sardines (pour les moins courageux) trop forte, direction les boutiques spécialisées.

Les polypes s’éclatent

Pas la peine de s’immerger des heures pour trouver un numérique étanche : çà n’existe pas ! Positivez : ça vous permettra d’utiliser votre appareil  » terrestre « . Certains constructeurs (Subal, Sea&Sea, Hugyphot, Aquatica, Ikelite …) proposent des caissons étanches conçus spécialement pour vos joujoux préférés. Attention quand même : la mise de départ pour ces caissons est de plus de 5 000 F ! Vérifiez que le caisson s’adapte bien à votre modèle.

C’est le grand jour. Conseil : préparez votre matériel avant de monter sur le bateau. Un caisson écrasé par les bouteilles d’un ami plongeur distrait, c’est triste. Mettez en route avant de vous retrouver à l’eau. Remonter à la surface parce que l’on a oublié de mettre des piles dans le flash, C’est moyen ! Pas la peine non plus de sauter à l’eau avec son appareil en bandoulière. Ca épate la galerie, mais vous risqueriez de jouer au lego avec l’appareil ! Faites vous aider par une personne restée à bord qui vous le passera avec précaution. L’eau, votre meilleure amie n’en est pas moins facétieuse. Si des petites bulles sortent régulièrement du caisson, c’est que son étanchéité n’est pas à toute épreuve.

Descendant en droite ligne de l’Atlantide, vous aurez tôt fait de trouver une épave de galion espagnol à photographier. Lapalissade : on ne prend pas une photo sous l’eau comme on la prend en surface. L’eau déforme et grossit les sujets. Ils paraissent plus proche qu’ils ne le sont. La maîtrise de la lumière se pose de manière encore plus aiguë dans le monde du silence. L’eau absorbe une grande partie des radiations de la lumière naturelle. Plus vous plongez en profondeur, plus les sujets perdent leur couleur naturelle pour tendre à un bleu monochrome. Passés les 20 mètres, rouge, orange et jaune ont disparu. Le vert tire sa révérence à 30 mètres. Un éclairage artificiel peut devenir nécessaire. Attention, là encore aux prix des flashs subaquatiques.

Fait risette…

Pour votre première prise de vue, optez pour la macrophotographie. Vous êtes près de votre sujet, les réglages sont généralement fixes, l’éclairage pose moins de problème. Plutôt qu’un poisson volant ou un requin blanc, un sujet immobile (corail par exemple), limitera les risques. Une dernière recommandation : respectez l’écosystème. Vous n’y êtes que de passage. Votre caisson ne doit pas se transformer en bulldozer des profondeurs !

Si vous résidez en France, il existe aussi la solution de facilité : la fédération française organise régulièrement des sessions d’initiation. Renseignez-vous sur son site.

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