La photo nocturne, comment ça marche ?

Nuits magiques

Capturer la magie de la nuit… Moi aussi je veux le faire et pouvoir laisser s’exprimer le poète qui sommeille en moi. Mais déjà qu’en argentique avec des optiques lumineuses et des pellicules fines et sensible, ce n’est pas simple… Alors en numérique ! Au secours, mon libérateur d’images à moi. Dis moi comment faire !

Voici quelques règles d’or (rien n’est trop beau et brillant) pour la photo de nuit :

Le matériel

Le photoscope des noctambules possède des vitesses lentes d’obturation (jusqu’à 8 s pour bien faire) et une optique à ouverture confortable (f/2,8 en position grand angle par exemple). N’oublions pas qu’un zoom voit son diaphragme maximal diminuer sur les longues focales (f/8 et parfois bien plus !). Si l’appareil a une fonction pour modifier sa sensibilité (équivalent Iso), vous aurez plus de souplesse. A un détail près : plus on augmente cette sensibilité, plus le  » bruit vidéo  » se manifeste (points ou lignes colorés). Prudence donc. Un pied photographique est indispensable (des modèles de poche font l’affaire).

La lumière

La nuit, la mesure multizone ou matricielle n’est pas à la fête. Si le photoscope a un système spot, visez le point qui doit bénéficier de la mesure, appuyez à mi-course sur le déclencheur pour mémoriser cette dernière, recadrez, déclenchez. Attention : la mesure spot réclame une bonne expérience et exige que le photographe prévoie le type de photo qu’il recherche au final. Effectuez des essais. Utilisez le mode d’exposition automatique différenciée (bracketing) si votre appareil en dispose.

Le portrait

Recours à l’éclair électronique conseillé. Utilisez un flash externe avec diffuseur pour atténuer la violence de l’éclairage et diminuer les surbrillances sur les parties les plus en avant d’un visage (front, nez, pommettes). Poudre de riz bienvenue ! On obtient alors un sujet correctement éclairé… avec un fond noir et sinistre. Pour éviter cela, utilisez la  » synchro-lente  » qui équipe une majorité des appareils : un fois l’éclair émis, l’obturateur reste ouvert le temps que le fond soit exposé. Selon l’effet souhaité, il faut que le sujet bouge peu (portrait classique) ou beaucoup (traduction du mouvement).

La ville

Temps d’obturations brefs ou lents, tout est affaire de création artistique. Astuce : photographiez après la pluie. On joue ainsi avec les reflets au sol et la transparence de l’air est meilleure.

Les paysages

Poses longues souvent obligatoires (un mode B n’est pas du luxe sur l’appareil). Jouez sur les silhouettes, mais méfiez-vous des temps de pose trop longs (les CCD avouent vite leurs limites).

Les feux d’artifices et éclairs

Pour un photoscope de 100 Iso, diaphragmez à f/5,6 voire f/8. Ruse : on peut utiliser un carton noir et mat pour couvrir l’optique entre deux tirs et créer ainsi des surimpressions (méfiez-vous des surex qui en résultent régulièrement).

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