La Macro, comment ça marche ?

Plus c’est petit …

Une fourmi, le poinçon d’un bijou, la rayure microscopique provoquée par un choc frontal entre votre véhicule motorisé chéri et un moustique vous ayant refusé une priorité… Qui appelle-t-on à la rescousse ? La macrophotographie !
Photographier de petits objets, des insectes ou reproduire les détails d’un document s’annonce une tâche ardue. Résumons les principales difficultés à contourner, sachant que l’appareil est déjà bien calé sur un pied photographique pour éviter tout risque de bougé. Et oui, vous n’allez pas rester planté des heures à attendre que la libellule se pose avec votre boîtier tenu à bout de bras !

Le contrôle de la profondeur champ

Plus la valeur du diaphragme est grande (f/11, f/22 etc.), plus grande est la zone de netteté, mais une ouverture élevée entraîne une perte de piqué, par diffraction. Le compromis se révèle parfois difficile à trouver. Si l’appareil dispose de plusieurs diaphragmes, il est essentiel de réaliser plusieurs clichés à des ouvertures différentes. Par ailleurs, le contrôle de cette profondeur devient difficile en extérieur avec du vent : il faut parfois tricher pour que le sujet soit moins soumis aux éléments et il n’y a aucune honte à recourir à tout bricolage caché permettant de stabiliser le sujet (sauf à clouer des animaux sur place ou à scotcher la main de votre grand mère avec du double face pour prendre son solitaire en très gros plans, bien sûr). À noter que l’écran LCD des photoscopes ne permet pas de juger le degré de netteté avec assez de pertinence. Choisissez astucieusement l’endroit de l’image où vous faites le point, pour disposer d’une image nette en avant et au-delà de ce point. Là encore, plusieurs essais sont souvent nécessaires. Si l’appareil possède une mise au point manuelle, c’est le moment de l’utiliser, surtout en cas de lumière ou de contraste réduits, qui perturbent l’automatisme de mise au point.

Le rapport d’agrandissement

Seuls les reflex possèdent tous les accessoires pour disposer du rapport d’agrandissement idéal pour un sujet donné (inversion d’optique, bague allonge, soufflet, etc). Pour les compacts et photoscopes, l’ajout d’une lentille additionnelle autorise d’augmenter ce rapport à peu de frais et sans avoir à se rapprocher inconsidérément du sujet.

La lumière

Très difficile à doser en macro ! Le flash automatique intégré au boîtier donne parfois de piteux résultats, même s’il dispose de l’indispensable dosage de l’éclair. Placer un flash externe latéralement (connexion sur la prise synchro-flash) est un avantage majeur, surtout si on l’utilise avec un déflecteur qui renvoie une partie de l’éclair. Tentez également le contre-jour qui donne un relief insoupçonné aux petits détails. Cette méthode, qui procure souvent d’excellents résultats, valorise des sujets assez pauvres. Un flash annulaire adoucit les ombres, mais coûte cher : à réserver aux inconditionnels de la macro.

La reproduction

Deux flashes de part et d’autre de l’objectif et dirigés vers le sujet avec un angle de 40 à 45° procurent l’éclairage idéal pour reproduire tableaux, photos aux négatifs perdus, etc. Attention aux reflets pour une œuvre sous verre.

L’écran couleur

Certes, bien des photoscopes possèdent un viseur oculaire. Il convient de souligner que celui-ci est inutilisable en macrophotographie à cause de l’erreur de parallaxe qu’il génère. De nombreux constructeurs incorporent des repères dans ce viseur pour réduire les effets d’erreur de visée, mais ces indicateurs manquent de précision, surtout pour la macro. Aussi, il convient d’utiliser l’écran couleur du photoscope. Certes, il n’affiche pas non plus 100 % de l’image réellement enregistrée, mais sa précision se révèle bien meilleure.

Et voilà. Y a plus qu’à… On attend déjà avec impatience vos œuvres

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