Comment tirer le meilleur des portraits ?

Les portraits, comment ça marche ?

Marre des photos d’identité, plus proche d’une fiche de police que d’un travail artistique ? Envie de se lancer dans la vraie photo de portrait ? Voici les ficelles pour tirer de bons portraits.

La réussite d’un portrait en photographie demande une observation attentive, de la psychologie et un minimum de technique. La première règle est de ne pas s’approcher trop près du modèle pour éviter les déformations. Seul le téléobjectif permet de respecter les proportions du visage. On choisira une focale équivalant en 24 x 36 à un 90 mm ou à un 135 mm. Le fond sera de préférence uniforme, gris, blanc ou pastel. S’il est coloré, il devra s’harmoniser avec la couleur des cheveux et des vêtements. Le choix d’une grande ouverture de diaphragme permet de détacher le personnage du fond en limitant la zone de netteté.

La plupart des visages présentent un aspect asymétrique. Il convient de choisir le meilleur profil. Un angle de prise de vue de 3/4 par rapport au sujet est idéal dans la plupart des cas. La hauteur de prise de vue doit être également adaptée à la forme du visage. Pour atténuer un menton proéminent, par exemple, il est préférable d’adopter un point de vue plongeant. Si l’on souhaite, à l’inverse, cacher une calvitie, on opérera en contre-plongée. Il est important dans tous les cas de mettre en valeur les yeux en les prenant comme plan de référence pour le réglage de la mise au point.

Les portraits sont plus faciles à réaliser en extérieur. L’idéal est d’opérer par soleil voilé. La lumière diffuse met en valeur le modelé du visage et ne gêne pas le sujet. Par un soleil éclatant, il est préférable de placer le sujet à l’ombre et d’utiliser un réflecteur. En contre-jour, on a recours au flash intégré en mode fill-in ou mieux, à un flash externe en extension, pour réduire le contraste. Sous un ciel complètement couvert, les couleurs manquent de saturation et il n’y a plus aucun contraste.

En intérieur, pour conserver une ambiance naturelle, il est préférable de réaliser un éclairage indirect avec, par exemple, un éclair de flash dirigé vers le plafond. La plupart des flashes autonomes bénéficient d’un réflecteur orientable et d’un dosage automatique de la puissance de l’éclair. Le flash intégré ne permet qu’un éclairage de face produisant un aspect blafard qui peut être amélioré en scotchant un papier translucide sur le réflecteur. L’éclairage artificiel permet de modeler la lumière en utilisant une ou plusieurs sources, flashes synchronisés par une cellule infrarouge ou projecteurs tungstène. La disposition de la source principale un peu en hauteur par rapport au sujet et sous un angle latéral d’environ 45° est celle qui le met le mieux en valeur. On associe à cet éclairage un réflecteur blanc placé près du visage pour éclaircir les ombres. Une deuxième source lumineuse placée beaucoup plus loin et coiffée d’un diffuseur joue ce rôle encore plus efficacement. Une troisième lampe, assez loin derrière le sujet, permet d’éclairer le fond. Elle peut aussi être dirigée vers les cheveux pour créer un effet de contre-jour. Si l’appareil le permet, il est préférable de faire une mesure ponctuelle de l’exposition sur les parties les plus éclairées du visage. Le numérique permet de tester immédiatement la qualité de l’éclairage.

Pour la composition de l’image, il ne reste plus qu’à trouver une bonne position du visage par rapport au buste et à orienter la direction du regard. Il faut parler longuement avec son modèle, le faire sourire, rechercher la bonne expression, celle qui reflète sa personnalité.

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