Assurer son matériel photo ?

Assure, coco !

Vols de matériel : personne n’est à l’abri. Qui peut avoir sous surveillance constante son appareil de prise de vue ? L’assurance apparaît comme le meilleur remède, mais quelle assurance, à quel prix, pour quelles garanties ?

Déjà assuré ?

Avant d’entreprendre une démarche spécifique pour assurer le matériel photo, il est bon de relire attentivement les contrats déjà souscrits dans le cadre de l’assurance multirisques habitation et auto. En cas de vol au domicile, d’incendie ou de dégâts des eaux, l’appareil et ses accessoires seront pris en compte au même titre que le mobilier en général. Sous réserve, bien entendu, de pouvoir fournir les factures. En voiture, le vol n’est généralement pris en compte que si l’on a souscrit une garantie dommages particulière, dont les conditions varient d’une compagnie à une autre. Il est rare par exemple qu’un tel sinistre soit pris en compte dans certains pays considérés à haut risque, comme l’Italie ou la Grèce. Par ailleurs, certaines grandes enseignes incluent, lors de l’achat d’un boîtier neuf, une assurance gratuite, mais dont la durée est limitée généralement à 1 ou 2 ans. Pas si mal ! Notez aussi que certaines cartes bancaires ou cartes de crédit offrent une assurance automatique sur les achats effectués par leur intermédiaire. On peut encore souscrire, à l’achat, un contrat particulier dont le montant annuel est généralement de 5 à 12% du prix du matériel.

Du costaud

Ces garanties vous semblent insuffisantes ? Alors il faut éventuellement songer à souscrire un contrat plus solide pour votre matériel photo. Commence ici une recherche laborieuse, qui vous fera découvrir que les compagnies spécialisées dans ce type d’assurance sont bien peu nombreuses. Quel assureur choisir ? La réponse est simple : votre assureur habituel est parfaitement habilité à rédiger un contrat spécifique pour votre matériel. Même s’il objecte que sa compagnie « ne fait pas cela ».
Avant de souscrire, il est important de ne pas négliger qu’en cas de vol, une décote s’applique à la valeur de votre matériel, qui s’ajoute à la franchise prévue par votre contrat. Prenons un exemple : il y a, dans votre fourre-tout, pour 20 000 F de matériel. Chaque année, les primes d’assurance vous reviennent à 300 € F environ. Si un vol survient après 3 ans, votre fourre-tout vous sera remboursé environ 1 100 €.

Il est donc clair que l’assurance est plus particulièrement intéressante pour le matériel neuf ou assez récent, dont la décote est faible et qui serait donc mieux remboursé en cas de sinistre. A chacun ensuite d’évaluer la durée optimale de son contrat.
N’oublions pas qu’en matière de vol, le meilleur remède reste la prévention. Quelques règles simples sont à observer : ne pas laisser de matériel visible dans une voiture, ne pas se balader avec un fourre-tout ouvert. On a même vu des voleurs habiles séparer incognitos un objectif de son boîtier, tenu en bandoulière…

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