7. Quelques questions sur la photographie

Comment bien exposer une pellicule photographique?

Lorsque l’on désire exposer le film, deux facteurs sont à déterminer: la quantité de lumière qui éclaire la scène (ex.: le soleil) et la sensibilité du film (ex.: film de 100 ISO).

Il reste donc à déterminer la grandeur de l’ouverture (f: ?) ET la durée de l’exposition (1/? sec.) du film.

Cette ouverture et cette durée doivent exposer suffisamment le film pour obtenir des détails, mais pas trop pour ne pas brûler la pellicule.

Pourquoi utiliser un trépied?

La tenue à main libre d’un appareil photographique inflige un léger tremblement à l’appareil.

Ce tremblement provoque un léger flou à des vitesses inférieures à 1/60 sec., ce qui n’est pas désiré à la prise de vue.

Pour ne pas bouger à la prise de vue, on doit avoir une vitesse d’obturation d’au moins 1/60 s ou encore utiliser un trépied.

Qu’est-ce que la latitude de pose pour un film à diapositives?

Tous les films vendus sur le marché ont une sensibilité nominale inscrite sur l’emballage.

Par exemples:

  25 ISO est un film lent, peu sensible;
100 ISO est un film moyen, moyennement sensible;
400 ISO est un film rapide, très sensible.

La fabrication des films permet un léger écart par rapport à l’exposition parfaite du film
(pour les films à diapositive = 1/2 cran).

Une exposition parfaite est bien sûr souhaitable, une exposition dans les limites de la latitude de pose est acceptable quant aux rendus des tonalités.

Qu’est-ce que la latitude de pose pour un film à négatifs?

Tous les films vendus sur le marché ont une sensibilité nominale inscrite sur l’emballage.

Par exemples:

  25 ISO est un film lent, peu sensible;
100 ISO est un film moyen, moyennement sensible;
400 ISO est un film rapide, très sensible.

La fabrication des films permet un léger écart par rapport à l’exposition parfaite du film

(pour les films à négatifs = 1 cran).

Une exposition parfaite est bien sûr souhaitable, une exposition dans les limites de la latitude de pose est acceptable quant aux rendus des tonalités.

Qu’est-ce qu’un posemètre à lumière incidente?

Le posemètre à lumière incidente calcule la quantité de lumière à partir de la lumière qui est reçue par le sujet.

Il donnera donc un bon couple (vitesse et diaphragme) qui exposera correctement le film selon la quantité de lumière qui frappe la scène.

Ce mode de lecture n’est possible qu’avec un posemètre manuel.

Qu’est-ce qu’un posemètre à lumière réfléchie?

Le posemètre à lumière réfléchie calcule la quantité de lumière à partir de la lumière qui est réfléchie par le sujet.

Il donnera donc un bon couple (vitesse et diaphragme) qui exposera correctement le film si la scène réfléchit la lumière à un facteur de 18% de réflexion.

Un sujet trop pâle ou trop sombre donnera une lecture erronnée.

Ce mode de lecture est disponible avec presque tous les appareils 35 mm modernes.

Quel rapport existe-il entre la vitesse d’obturation 
et l’ouverture du diaphragme?

La vitesse d’obturation indique le temps pendant lequel la lumière atteint le film, alors que l’ouverture du diaphragme indique la grandeur de l’ouverture par laquelle la lumière pénètre.

Par exemple, un temps d’exposition deux fois plus grand doit être compensé par une ouverture deux fois plus petite.

Quels sont les influences de l’ouverture du diaphragme sur l’exposition?

L’ouverture du diaphragme permet de laisser entrer plus ou moins de lumière jusqu’au film par la taille de l’ouverture.

Une grande ouverture de diaphragme (ex. f: 2) donnera plus de lumière et peu de profondeur de champ.

À l’inverse, une petite ouverture de diaphragme (ex. f: 22) donnera moins de lumière et beaucoup de profondeur de champ.

Comment obtient-on une grande profondeur de champ
et quelles en sont les conséquences?

On obtient une grande profondeur de champ avec une petite ouverture du diaphragme.

Pour une scène ayant des sujets placés à des distances différentes, cette ouverture offrira un rendu précis de ces sujets dans l’image, qu’ils soient à l’avant ou à l’arrière.

Cependant, l’utilisation d’une petite ouverture, tout en donnant un maximum de profondeur de champ implique une vitesse d’obturation relativement lente.

Comment obtient-on une profondeur de champ moyenne
et quelles en sont les conséquences?

On obtient une profondeur de champ moyenne avec une ouverture du diaphragme se situant autour de f: 8.

Pour une scène ayant des sujets placés à des distances différentes, cette ouverture offrira un rendu relativement précis de ces sujets dans l’image.

L’utilisation d’une ouverture moyenne, tout en donnant une profondeur de champ acceptable permet une vitesse d’obturation moyenne.

Comment obtient-on une petite profondeur de champ 
et quelles en sont les conséquences?

On obtient une petite profondeur de champ avec une grande ouverture du diaphragme.

Pour une scène ayant des sujets placés à des distances différentes, cette ouverture offrira un sujet précis et les autres flous. Ce choix isole le sujet dans l’image.

L’utilisation d’une petite ouverture, tout en donnant peu de profondeur de champ implique une vitesse d’obturation relativement rapide.

Quels sont les influences de la vitesse d’obturation sur l’exposition du film?

La vitesse d’obturation permet de laisser entrer plus ou moins longtemps la lumière jusqu’au film par la durée de l’exposition.

Une vitesse d’obturation rapide (ex.: 1/1 000 sec.) donnera une perception du mouvement fixe (le sujet est net).

À l’inverse, une vitesse d’obturation lente (ex.: 1/8 sec.) donnera une perception du mouvement bougée (le sujet est floue).

Comment obtient-on une perception rapide du mouvement et quelles en sont les conséquences?

On obtient une perception rapide du mouvement avec une vitesse élevée qui sera supérieure à 1/375 sec.

Pour une scène ayant un sujet en mouvement, cette vitesse offrira une perception figée du mouvement dans l’image.

L’utilisation d’une vitesse rapide, tout en donnant une image fixe implique une ouverture de diaphragme relativement grande.

Comment obtient-on une perception moyenne du mouvement
et quelles en sont les conséquences?

On obtient une perception du mouvement moyennement rapide avec une vitesse se situant autour de 1/125 sec.

Pour une scène ayant un sujet en mouvement, cette vitesse offrira une perception relativement figée du mouvement dans l’image.

L’utilisation d’une vitesse moyenne, tout en donnant une image relativement fixe permet une ouverture de diaphragme moyenne.

Comment obtient-on une perception lente du mouvement
et quelles sont les conséquences?

On obtient une perception lente du mouvement avec une vitesse se situant autour de 1/15 sec.

Pour une scène ayant un sujet en mouvement, cette vitesse offre une perception relativement floue du mouvement, laissant une trace de bouger dans l’image.

L’utilisation d’une vitesse lente, tout en donnant une image floue implique une ouverture de diaphragme relativement petite.

Comment obtient-on une perception très lente du mouvement
et quelles en sont les conséquences?

On obtient une perception très lente du mouvement avec une vitesse inférieure à 1/4 sec.

Pour une scène ayant un sujet en mouvement, cette vitesse offrira une perception très floue du mouvement, laissant à peine une trace de bouger dans l’image.

L’utilisation d’une vitesse très lente, tout en donnant une image très floue, implique une petite ouverture de diaphragme.

Pourquoi utiliser un(des) filtre(s) et quelle en est la principale fonction?

Les filtres de correction permettent d’utiliser des films prévus pour un certain type d’éclairage dans un autre type d’environnement.

Par exemple, un film prévu pour capter des images en lumière de type <Tungstène> peut être utilisé en lumière du type de jour par l’addition d’un filtre 85B et en modifiant l’exposition de 2/3 de cran.

Le résultat obtenu sera alors similaire à l’usage d’un film prévu pour la lumière du jour.

Pourquoi l’usage d’un filtre modifie-t-il la quantité de lumière
qui atteint le film?

La lumière blanche qui éclaire une scène est la synthèse (la somme) de toutes les lumières colorées (rouge, bleu, jaune, vert, etc.).

Le filtre absorbe une certaine quantité de lumière. La lumière qu’il ne laisse pas pénétrer jusqu’au film est réfléchie. Cette réflexion rend la couleur du filtre.

Le filtre enlève donc une quantité de lumière proportionnelle à sa densité.

Pourquoi utiliser plusieurs familles de filtres?

L’action des filtres est de corriger (ou de modifier) les couleurs d’une scène donnée.

L’usage d’un ou plusieurs filtres permet au photographe d’ajuster les modifications afin d’obtenir les colorations désirées en fonction de l’éclairage de la scène et du film utilisé.

Puisque l’éclairage des scènes et les films commerciaux existent dans une large variété, il est nécessaire d’utiliser une certaine gamme de filtres.

Comment fonctionne l’exposition de la pellicule à l’aide
d’un flash électronique?

Le flash émet un bref éclair très puissant, la lumière de la scène ainsi éclairée est réfléchie vers l’appareil photographique.

La quantité de lumière à atteindre le film est déterminée par la distance du sujet (le flux lumineux diminue selon le carré de la distance).

La vitesse d’obturation doit être synchronisée avec l’éclair du flash car l’appareil 35mm réflex est muni d’un obturateur à rideau.

Qu’est-ce que le nombre-guide, à quoi sert-il?

Le nombre-guide indique la puissance d’un flash électronique.

Il est déterminé par le produit de la distance d’un sujet et de l’ouverture de diaphragme nécessaire pour la bonne exposition d’un film d’une sensibilité donnée.

Il permet d’établir l’ouverture de diaphragme nécessaire selon la distance du sujet et la sensibilité du film).

Pour établir cette ouverture, le flash affiche une échelle pré-établie.

Comment fonctionne le mode automatique du flash électronique?

L’exposition à l’aide d’un flash électronique en mode automatique se réalise à l’intérieur de paramètres pré-établis.

En utilisant ce mode, le flash détermine, à partir du nombre-guide, une distance maximale d’utilisation. Le flash affiche alors l’ouverture de diaphragme devant être utilisée pour cette distance.

Un capteur perçoit la quantité de lumière réfléchie par la scène et coupe la durée de l’éclair lorsque la quantité de lumière nécessaire à la bonne exposition est atteinte.

Pourquoi utiliser la vitesse de synchronisation du flash électronique?

Parce que nous utilisons un appareil 35mm réflex possédant un obturateur à rideau et parce que l’éclair du flash électronique est très rapide (1/1 000 s à 1/10 000 s), toute la surface de la pellicule photographique doit être présentée, pendant ce bref éclair, pour exposer toute la surface du film.

Une vitesse trop rapide ne présente pour l’exposition du flash qu’une petite fente, par contre une vitesse plus lente expose correctement l’éclair du flash et laisse pénétrer plus de lumière ambiante.

Pourquoi utiliser le flash électronique en position réfléchie?

L’exposition d’une scène en mode réfléchi permet au photographe d’obtenir un éclairage plus diffus, moins direct sur la scène à photographier.

Ce type d’éclairage donnera un modelé sur le sujet offrant un rendu plus naturel. Le flash direct donne toujours un éclairage très cru (des contrastes plus accentués.)

Il faut faire attention car la distance à calculer est celle du trajet de la lumière. De plus, la surface réfléchissante (ex.: le plafond) absorbera une certaine quantité de lumière.

Comment établir le trajet de la lumière et bien exposer le film?

Il faut évaluer au jugé le trajet de la lumière (pour t’aider, tient compte de la hauteur du plafond).

En mode automatique: le trajet de la lumière doit être compris à l’intérieur de la zone d’efficacité maximale.

En mode manuel: l’ouverture sera déterminée selon le trajet de la lumière.

Note: Il est recommandé de pratiquer une exposition en fourchette; c’est-à-dire prendre trois expositions: une première estimée juste, une deuxième en ouvrant d’un cran et une dernière en fermant d’un cran.

Comment tenir compte du facteur d’absorption?

La surface du plafond réfléchira au mieux l’éclair du flash électronique à 70%. Tu dois tenir compte de ce facteur pour tous les cas où un plafond blanc servira de réflecteur (un plafond plus sombre implique un pourcentage plus petit).

En mode automatique: ce facteur diminue la distance maximale permise pour l’exposition.

En mode manuel: il faut déterminer une ouverture plus grande (un à deux crans) que le simple trajet de la lumière.

Pourquoi combiner à l’exposition la lumière ambiante et le flash?

Les scènes extérieures, prises en plein soleil, offrent des écarts de contrastes considérables.

Le photographe s’assure d’une bonne exposition générale: celle-ci préserve les détails dans les hautes lumières (les zones les plus blanches), au détriment souvent des basses lumières (les zones les plus sombres) qui sont alors moins détaillés.

L’usage d’un flash en éclairage d’appoint permet d’éclaicir les zones de basses lumières pour qu’elles soient mieux détaillées.

Comment se calcule l’exposition à l’aide d’un flash électronique combiné à la lumière ambiante?

Le photographe détermine une exposition normale de son film, cependant il y a lieu d’utiliser un couple (vitesse et diaphragme) où la vitesse est synchronisée au flash et où le diaphragme permet une exposition au flash.

Le photographe détermine ensuite la distance et/ou la puissance du flash selon l’ouverture de diaphragme utilisée.

Le photographe fermera d’une ouverture (un cran) pour compenser la double exposition de la pellicule.

Comment peut-on bénéficier du sytème des zones avec un 35mm?

Le système des zones est considéré avant tout comme une personnalisation du processus de développement. Il permet, même avec l’usage d’un 35mm:

de calibrer le film et d’obtenir la sensibilité optimum;

de calibrer les temps de développement et d’obtenir du film des contrastes prévisibles selon la scène photographiée;

de calibrer les tirages pour obtenir la gamme de gris souhaitée.

Comment se calcule l’écart entre la zone III et la zone VII?

Le photographe détermine l’exposition en visant une zone équivalente à la densité de la zone III. Cette zone sera la zone la plus sombre et détaillée de la scène. Il note cette exposition.

Il effectue une autre lecture de posemètre sur une zone équivalent à la zone VII. Cette zone est la zone la plus claire et détaillée de la scène. Il note cette exposition.

Il ne reste plus qu’à faire le calcul de la différence entre les deux lectures. Si le résultat donne 4 crans d’écart, le développement peut s’effectuer normalement.

Comment calibrer un film?

La calibration du film s’effectue en exposant une surface blanche à de multiples expositions. Le photographe développe normalement le film.

Il évalue ensuite à l’aide d’un densitomètre le résultat obtenu pour chaque exposition.

La densité moyenne de la zone V donne la référence pour calculer la sensibilité du film.

Généralement, la moitié de la sensibilité du film suggéré par le fabriquant est une bonne approximation.

Quelles sont les conséquences du surdéveloppement d’une pellicule photographique?

Lorsqu’il surdéveloppe un film, le photographe modifie la réponse du film face à l’exposition des sels d’argent. Les sels d’argent exposés vont prendre plus de densité et <noircir> le film. Ce phénomène atteint plus vigoureusement les hautes lumières, tout en détaillant mieux les basses lumières.

Le surdéveloppement du film doit être combiné à une exposition parfaite du film pour obtenir l’effet souhaité. Le surdéveloppement donnera une augmentation du contraste et de la granulation du film.

Quelles sont les conséquences du sous-développement d’une pellicule photographique?

Lorsqu’il sous-développe un film, le photographe modifie la réponse du film face à l’exposition des sels d’argent. Les sels d’argent exposés vont prendre moins de densité. Ce phénomène atteint peu les basses lumières, tout en permettant de bien détailler les hautes lumières.

Le sous-développement doit être combiné à une exposition parfaite du film pour obtenir l’effet souhaité. Le sous-développement donnera une baisse du contraste et une granulation du film plus fine.

Comment évaluer la calibration d’un développement?

Le photographe évalue le développement en effectuant des tirages et en mesurant la gamme de gris et les contraste obtenus.

Le temps de développement normal du film est appelé: N.

Un développement permettant une augmentation d’un cran de l’écart entre la zone III et la zone VII est appelé: N + 1 (N + 2 pour 2 crans).

Un sous-développement permettant une diminition d’un cran de l’écart entre la zone III et la zone VII est appelé: N – 1 (N – 2 pour 2 crans).

Quelles conséquences aura le <boustage> d’un film?

La photographie captée à l’aide de cette pellicule pourra être saisie à une vitesse d’obturation plus rapide ou encore avec une plus petite ouverture du diaphragme. Cette modification amène une augmentation du contraste et de la granulation du film.

On utilise cette technique habituellement dans des endroits où il y a peu de lumière et quand on ne peut pas utiliser un trépied ou un flash électronique.

Noter qu’il se vend des films très rapides qui n’exigent pas cette modification du développement.